Réaction n°1 |
par Jacques le 19/01/2008 @ 14:27
Tahiti aussi pleure Carlos De 1980 à avril 2002, les Polynésiens ont été nombreux à côtoyer le chanteur Carlos et c'est avec tristesse qu'ils ont appris le décès du chanteur survenu à l'âge de 64 ans, à Paris, le 17 janvier, des suites d'un cancer foudroyant. C'est dans les années 1980 à la demande de Daniel Janin, alors directeur de l'agence chargée du budget d'Oasis, le jus de fruit dans une drôle de bouteille rondouillarde, que Carlos a découvert la Polynésie française. Mathieu Diez, publicitaire à l'agence Bélier, aura l'idée de transformer "Rosalie, Rosalie, doudou dodue" en "Oasis, Oasis, c'est beau, c'est bon", ce qui guidera les pas de Carlos jusque dans les îles de Polynésie, à Moorea ou Bora Bora. En guise de décor aux clips publicitaires, Carlos débarque ainsi de temps à autre à Tahiti. Il lui faudra peu de temps avant de compter une palette d'amis parmi lesquels Jérôme (du Bistrot du Port), Marco, le pêcheur qui taquine les espadons, Rosine Masson, l'artiste de Bora Bora, l'agent immobilier Henri Bontant, la famille Sylvain à Tahiti, et bien d'autres. Les soirées en sa compagnie sont légendaires Les tournages des nombreux spots de cette campagne dureront onze années, durant lesquelles Carlos fait des allers-retours en Polynésie, le temps d'un clip ou d'une partie de pêche au gros sans omettre les bringues mémorables "made in Tahiti", ni son mariage polynésien avec sa femme Mimi, au Tiki Théâtre, à Moorea. Son rire de géant, communicatif, sa bonne humeur permanente, son répertoire d'histoires imaginaires ou vécues, sa sympathie naturelle feront qu'il est accepté partout et par tous les Polynésiens dont il croise la route. Les soirées en sa compagnie sont légendaires. En avril 2002, il quitte la Polynésie blessé par un "corail de feu" lors d'un tournage à Bora Bora. Depuis ce, et sur les conseils de son médecin, il évitera les séjours sous les tropiques. Carlos s'en est allé, mais laisse le souvenir de soirées entre copains, entre fêtards, avec sa bonhomie sans complexe et de sa vraie passion pour les mélodies polynésiennes et les rythmes des îles qui inspirèrent plusieurs de ses tubes.
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